Auteur : Bertin K. ELOMON
De nationalité béninoise, Bertin K. ELOMON enseigne au département des Lettres Modernes (FLLAC) de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
Editions : Les éditions des Diasporas
Nombre de pages : 445 pages
Dans une même aire linguistique, les textes de la littérature orale connaissent des fortunes diverses. Certains ne sont connus que dans la localité où ils sont produits. D’autres, en revanche, voyagent à travers le temps et l’espace, passant d’une contrée à une autre et nul ne peut réellement en dire exactement la date de création. L’examen de cette dernière catégorie de textes littéraires oraux révèle qu’au Bénin, ce sont surtout les pièces de la littérature sacrée des vodun et, plus particulièrement, les chansons qui exhibent une telle vitalité ou pérennité. Tout se passe comme si les chansons sacrées ne se renouvellent ni ne tombent en désuétude. Ce constat a suscité en nous un questionnement sur les auteurs et le processus de la création de ces textes. Qui les crée ? Comment les crée-t-on? Et continue-t-on d’en créer de nouvelles? De ce questionnement découle une question de recherche que l’on peut énoncer dans cette double interrogation: Comment se créent les chansons sacrées de Nesuxwe et quels sont les déterminants de la beauté de ces textes?
Afin de résoudre le problème de recherche ainsi posé, nous avons choisi de réfléchir sur la Créativité et l’esthétique des chansons des Nesuxwe maxi du Centre-Bénin.
Le choix des textes du culte du vodun Nesuxwe se justifie par le fait que ce vodun appartient au groupe ethnique maxi qui l’a initié vers le dix septième siècle. Sa pratique dans ce groupe ethnique est multiséculaire et s’accompagne de chansons anciennes. Au demeurant, c’est pour éviter de fonder notre analyse sur des pièces susceptibles d’être affectées par des interférences et autres effets de mode que nous nous sommes intéressé aux chansons sacrées de Nesuxwe maxi du Centre-Bénin. A la vérité, ici, le genre qui frappe est la chanson. Elle est spectaculaire et s’impose comme le viatique du vodun.
Auteur : Bertin K. ELOMON
De nationalité béninoise, Bertin K. ELOMON enseigne au département des Lettres Modernes (FLLAC) de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin).
Editions : Les éditions des Diasporas
Nombre de pages : 445 pages
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Marcellin Zinsou HOUNZANGBE a choisi de faire la description systématique d’une langue du continuum dialectal Gbe : le xwlagbe. Le xwlagbe ou la langue xwla, selon la classification et la nomenclature des langues africaines de Greenberg d’une part, et les travaux effectués sur les langues béninoises par Capo d’autre part, appartient à la famille dite famille niger-congo.
Ahmadou Kourouma a créé un genre littéraire nouveau : le donso-roman, c’est-à-dire le roman d’un donsojeli, le donsomaana d’un romancier. En effet, les romans de cet écrivain ivoirien démontrent, par leur structure, l’utilisation à profusion du protocole de la profération du donsomaana, une geste de la confrérie des chasseurs malinkés. Les œuvres, mises en miroir avec la geste traditionnelle et son fonctionne- ment, donnent à voir un parallélisme des formes et du style tout à la fois empruntés à la tradition orale et aux canons du roman à l’occidentale.
Des littératures orales demeurent encore peu connues et pas assez explorées. Parmi celles-ci, nous avons la littérature orale béninoise, en l’occurrence celle des Bààtőbù du nord du Bénin. Plusieurs travaux ont certes été consacrés à la culture bààtónů dans le domaine universitaire. Le plus souvent, ces travaux (thèses, mémoires ou essais) investissent cette culture sous ses aspects historique, ethnologique, sociologique ou anthropologique. Cette étude s’inscrit dans une démarche proprement littéraire et a pour objectif essentiel l’étude de la littérature orale bàȧtónů et de ses acteurs, des différents genres littéraires qu’elle regroupe et de leurs caractéristiques.
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