• Tu seras ma passerelle…

    S’asseoir sur le rebord de la vie et regarder passer le temps qui laisse derrière une grosse traînée de regrets.

    Voir le temps faire du roller. Sauter d’harmattan en harmattan boire d’un trait les feux de brousse en un mot s’entraîner pour une pirouette au Cirque du Soleil.

    Moissonner les étoiles pour en faire un collier à ton cou.

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  • Dernières nouvelles des écrivaines du Bénin

    J’en étais là, à me poser des questions sur l’avenir de la littérature béninoise écrite par les femmes, quand l’idée me vint de lancer une tontine. Au début, toutes n’y croyaient pas forcément, mais voilà ! Quinze textes inédits de quinze Béninoises ! C’est juste à saluer. Je revois, ici des écrivaines à cheval sur deux générations. Je relis, ici, des auteures que j’avais connues dans d’autres genres. Je retrouve des auteures qui avaient fait parler d’elles mais qui ont entre-temps disparu. Et je fais aussi connaissance avec des guerrières dont je n’avais jamais entendu parler…

    Quel plaisir de lire ces belles plages concoctées et offertes par nos sœurs ! Des formes variées. Des thèmes foisonnants tels des grains de sable sur une grève. C’est bien la preuve que les femmes béninoises n’ont pas encore dit leurs derniers mots, et qu’elles nous réservent bien des surprises. Une vraie invite à un voyage qui ne saurait laisser personne indifférent.

    5.000CFA
  • Les cuisses du ciel

    Les enfants chantaient. Ils battaient les mains, regroupés en cercle. Certains tapaient sur des boîtes de conserve éventrées ; d’autres, cherchant un son plus particulier, plus excitant, frappaient leurs cuisses faméliques ou leur caleçon sentant d’urine et de morve. La musique montait haut, encore plus, semblait aussi prendre part à la fête.

    La bande grossissait, peu à peu. On criait, on sautait, on gambadait, et on criait encore. C’était une vraie troupe qui se produisait en pleine rue. Spectacle gratuit. Pas besoin de ticket. Certains passants s’arrêtaient pour participer à la fête. Les motocyclistes grimpaient sur leurs engins pour s’offrir pleine vu.

                        𝓐𝓲𝓬𝓱𝓪 ! 𝓐𝓲𝓬𝓱𝓪, 𝓮𝓬𝓸𝓾𝓽𝓮𝓶𝓸𝓲 !

                        𝓐𝓲𝓬𝓱𝓪 ! 𝓐𝓲𝓬𝓱𝓪, 𝓽𝓮𝓷  𝓿𝓪  𝓹𝓪𝓼 !

    Et les héros dansaient. Ils dansaient sur le refrain de Khaled. Un homme et une femme. Un vrai couple. La femme semblait beaucoup plus âgée que l’homme, mais peu importait. Une femme n’a pas d’âge, l’important c’est ce qu’elle peut offrir à son homme.

    5.000CFA
  • Cocogirl

    Ils se mirent côte à côte. Je me plaçai devant eux, toute nue, les jambes légèrement écartées. Ils fixèrent mon entre-jambe et mes deux petits citrons chéris installés de part et d’autre de la poitrine. Et leur quéquette, entre les cuisses, se mit naturellement à redresser la tête, comme un lézard. Certains se la chatouillèrent pour la rendre plus prompte. J’attendis là, impatiente de voir celui dont le bout de chair résistera plus que les autres. Après quelques minutes, un lézard se mit à piquer du nez, doucement, et finit par se recroqueviller complètement. Celui-là s’écarta honteusement du groupe et laissa les autres continuer le test.

    Fuyant la guerre dans son pays, Sylvia arrive au Bénin, sans adresse, et est hébergée par Claudy, un étudiant en fin de formation. Elle raconte son enfance en Côte d’Ivoire, mais évite de parler de la guerre qui lui a pris tout ce qu’elle a de plus cher. Mais ce que Sylvia ignore, Claudy est, lui aussi, un réfugié de guerre.

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